Choisir son terreau en bonne conscience

Débutant ou qualifié, le must have pour jardiner c’est le terreau ! Mais par quoi est-il constitué pour être si vital au potager ? Découvrons-le dès maintenant ! 

Simple, basique : qu’est-ce que le terreau ?  

Le terreau est une concentration de matières organiques et d’éléments nutritifs enrichissant la terre et les végétaux.  

On distingue le terreau de couche du terreau de feuilles. Le premier désigne le compost dans lequel se mêle le fumier pailleux à des feuilles mortes, il est principalement utilisé dans les milieux maraîchers ou sableux. Le second désigne un terreau caractérisé par un processus d’entassement puis de fermentation d’un tas de feuilles mortes.  

Malgré une distinction technique, les terreaux connaissent des règles d’or dans ce qui les compose.  

Les 3 éléments du terreau  

Face à l’adaptation d’une plante ou bien à l’appauvrissement de votre sol suite à de nombreuses cultures dans une même parcelle, le terreau est un substitut venant à votre rescousse, disons-le ! Il accompagne l’enracinement des graines semées tout en stimulant leur croissance. Pour cela, le terreau se fonde sur 3 piliers élémentaires :  

  • Un matériau absorbant permettant la retenue d’eau et d’éléments nutritifs favorisant le système racinaire 
  • Un matériau drainant et d’origine minérale apportant l’équilibre hydrique autour des racines, car un excès d’eau augmente l’humidité du milieu et, par la suite, des risques de maladies cryptogamiques (champignons) ou de moisissures des racines 
  • Un matériau structurant le sol et améliorant la matière organique 
Qualité terreau - Blog - djma

Pour répondre à ces critères centraux, le terreau « universel » se compose de : 

  • Écorces d’arbres broyées ou compostées permettant le drainage et l’aération du système racinaire  
  • Fibres végétales de bois ou de coco. Privilégiez lorsque vous le pouvez, les fibres boisées pour éviter une importation au bilan carbone plus important  
  • Fumier animal ou du compost végétal comme apport nutritif valorisant les matières organiques  
  • Éléments minéraux par la présence de sable, d’argile, de perlite, de pouzzolane ou encore de vermiculite. Ces composantes sont essentielles à la régulation de l’eau et à l’amélioration du drainage du sol 
  • D’engrais NPK : Azote (N), Phosphore (P) et Potassium (K). De manière synthétique le Phosphore assure l’enracinement des racines tandis que le Potassium aide à la floraison et la fructification. Et enfin, l’Azote favorise la croissance, la vigueur et le développement du feuillage.  

Pour un terreau de bonne qualité, veillez à ce que chacune de ces caractéristiques n’excède pas certains seuils quantitatifs. Par exemple, la composition de fibres végétales ne peut être supérieure à 20%. Dans le but de choisir son terreau selon son sol, il est essentiel de savoir prêter attention à l’étiquette indiquant la composition du terreau. On vous détaille cela ! 

Apprendre à lire l’étiquette de terreau  

Matière sèche et matière organique

Ce taux indique la quantité de matière organique en retirant le pourcentage d’eau contenue dans le substrat. Pour simplifier la lecture, plus la quantité d’eau est haute, plus la qualité du terreau se détériore.  

Composition terreau - Blog - djma

Prenons comme exemple, un terreau « universel » vendu en supermarché composé de tourbe de sphaignes, d’écorces compotées, de compost végétal, de chaux et d’engrais. Ce sac de 12 kg contient 40% de matière sèche, alors petit calcul :  

12 x (40 /100) = 4,8 kg de matières sèches et 7,2 kg d’eau.  

La matière organique pour sa part est de 70 % de matière sèche, soit 0,7 x 4,8 = 3,36 kg. 

De fait, dans ce sac de 12 kg on a donc un peu plus de 7 kg d’eau et un peu plus de 3 kg de matière organique. 

Prenons à l’inverse un sac de terreau desséché de 5L de Dr. Jonquille & Mr. Ail : 

Composition terreau djma - Blog - djma

Dans ce sac de 5 L on a 68% de matière organique pour 92 % de matière sèche, 

5 x 0,924 x 0,68= 3 ,14 kg 

Donc un peu plus de 3 kg de matière organique également.  

La conductivité électrique

La conductivité électrique du sol (mesurée en mS/m, millisiemens par mètre) est utilisée comme indicateur de la salinité. Une plus grande conductivité électrique indique généralement une concentration plus élevée en sels solubles, tels que les minéraux. La présence de minéraux peut être bénéfique comme destructrice selon les variétés de plantes. En effet, un taux trop élevé de minéraux peut perturber la capacité des plantes à absorber l’eau et les nutriments par les racines. Comptez une quantité comprise entre 25 et 85 mS/m.  

La capacité de rétention en eau

Il s’agit de la faculté absorbante du terreau exprimée en ml/l. Plus l’indication est élevée, plus le terreau retient l’eau.  

Le pH

Allant de 0 à 14, le pH indique le taux d’acidité ou au contraire d’alcalinité du terreau. Situé autour de 7, on dira que le pH est neutre. Choisissez votre terreau en ayant connaissance du type de sol que vous avez pour ajuster les taux et du type de plante que vous souhaitez faire pousser.  

Source : ASP

Les plantes de bruyères comme les camellias, les hortensias ou les rhododendrons apprécieront un sol acide entre 6 et 7. Tandis que les choux, les radis (brassicacées), les haricots, les carottes et de nombreuses fleurs, apprécieront ou tolèreront des sols alcalins.   

Valeur ISMO 

Stipulée sur certains sacs de terreau, la valeur ISMO s’exprime en pourcentage. Elle correspond à la quantité d’humus stable. On estime que le terreau est de qualité lorsque la quantité d’humus est comprise entre 20 à 80%.  

La Capacité d’Échange Cationique (CEC)

La CEC s’estime selon la fraction d’argile minéralogique et d’humus dans le sol. Si la division est importante, cela facilite le complexe argilohumique c’est-à-dire la capacité des sols à retenir les éléments nutritifs et à limiter le lessivage, le déplacement notamment des nitrates et des phosphates vers les couches les plus profondes du sol. Cela contribue à maintenir une fertilité du sol plus stable et à optimiser la disponibilité des éléments nutritifs pour les plantes. 

Le rapport C/N

Cet indicateur, non obligatoire, détermine la proportion de carbone et d’azote dans le terreau. Il permet de calculer la rapidité de décomposition de la matière organique. On estime un terreau de bonne qualité lorsqu’il est au minimum de 15.  

Le type de terreau selon son utilisation

Il existe différents types de terreau destinés à différents usages : 

  • Le terreau horticole ou « potager », qui est un peu la Rolex du jardinage. Sa forte composition en humus et en matières organiques animales correspond aux sols sableux ou au mélange de terre pour les pots et jardinières.  
  • Le terreau « universel » offre un prix plus bas qui s’accompagne souvent d’une qualité égale. Il s’emploie pour toute plantation en jardin hors pot et jardinière. 
  • Le terreau géranium ou « plantes fleuries » qui se caractérise par une importante quantité de matière organique et une forte capacité en rétention d’eau. 
  • Le terreau pour rosiers est riche en fumier, il se dispose au fond du sillon ou du bac accueillant votre plant de rosier. 
  • Le terreau de bruyère est issu de la décomposition de bruyère ou autres plantes résineuses, il s’emploie dans les sols acides. 
  • Le terreau « semis et repiquage » se compose de perlite et de vermiculite ce qui lui donne une légèreté en texture qui s’applique aux semis en caissette, en godet biodégradable et aux repiquages en godet (tomates, poivrons, œillets d’Inde et autres) 
  • Les terreaux spécifiques, tels que le terreau pour les « aromatiques » ou encore celui pour « cactées et plantes grasses » qui contient davantage de sable et de pierres volcaniques.  

La tourbe, une composante à éviter ! 

La tourbe, issue des tourbières, provient de milieux absorbant une quantité massive de carbone. De fait, l’extraction de tourbe induit une augmentation d’émissions de CO2. Appréciée pour sa faculté à redistribuer l’eau avec partialité, la tourbe est convoitée depuis plusieurs siècles. Mais son extraction génère une perturbation des milieux naturels. 

Découvrez en détail l’histoire des tourbières et leur enjeu climatique ! 

Terreau tourbe blonde - Blog - djma

Produire son propre terreau  

Il vous est également possible de faire votre propre terreau.  

  • Terre de votre jardin (40%) 
  • Compost (40%) 
  • Sable (20%) 

Les quantités seront à varier selon votre sol. Alors, que ce soit un terreau de compost ou de jardin, découvrez comment faire son propre terreau au potager ! 

L’équipe du Dr. Jonquille et Mr. Ail vous guident vers un jardin biologique. Découvrez nos articles aspirant à viser un respect environnemental au potager ! 

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